L’éolien en mer
Au 31 décembre 2025, avec 4 parcs d’éolien en mer posé dont la mise en service complète du parc des iles d’Yeu et de Noirmoutier (500 MW)et 2 parcs pilotes d’éoliennes flottantes raccordés et opérationnels, la puissance installée opérationnelle d’électricité éolienne en mer a atteint 2 GW sur un total de 6,8 GW de projets attribués. La puissance des projets éoliens en mer en file d'attente de raccordement s’élevait à 3,4 GW, dont 1 GW correspondant aux 3 projets avec une convention de raccordement signée : Courseulles-sur-Mer, Dieppe-Le Tréport et Gruissan.
L’Europe comptait 21,5 GW de puissance en mer installée, 2 GW de plus en un an dont un quart en France (Ile d’Yeu et de Noirmoutier).

source : WindEurope
Nouvelles capacités de production éolienne en mer en 2025 en Europe
La Programmation pluriannuelle de l’Energie PPE 3 publiée en février 2026 après une longue attente et de nombreuses critiques confirme l’objectif de 45 GW de puissance installée d’éolien en mer en 2050 avec les objectifs intermédiaires de 3,6 GW en 2030, 15 GW en 2035 et 18 GW en 2038. Par ailleurs elle fixe pour 2035 les objectifs de 8 GW d’électrolyseurs pour production d’hydrogène vert et de multiplication par 6 de production de biométhane.
La France constitue déjà une base industrielle de premier plan à l’échelle européenne : elle accueille 1/3 des capacités européennes de production d’éoliennes en mer et de sous-stations électriques.Plusieurs investissements ont été engagés ou annoncés en 2025, notamment :
- L’extension du site Siemens Gamesa au Havre pour produire des turbines de 14 MW ;
- La poursuite d’investissements portuaires dans plusieurs sites impliqués dans la filière, notamment Saint-Nazaire, Brest, Cherbourg, Le Havre et Port-la-Nouvelle ;
- Un accord-cadre entre Nexans et RTE pour la fourniture de câbles sous-marins dans le cadre des projets Centre Manche 1 et 2.
Cependant, un rapport sur les énergies renouvelables, publié en fin d’année 2025par le Conseil supérieur de la Marine Marchande, établit que « l’éolien en mer en France entre dans une phase décisive : après les premiers choix industriels, la montée en cadence des chantiers, et la mise en production des premiers parcs, la création de valeur se déplacera progressivement de l’investissement (CAPEX) vers les opérations et la maintenance (O&M). Sur tout le cycle de vie d’un parc, la maintenance représente une part substantielle des coûts, mais aussi un gisement d’emplois pérennes, et d’activités (dont certaines sont exportables), que ce soit du point de vue des flottes de service, des marins, ou encore des ports.

source : France renouvelables